Prise en charge du patient

 

  Soins infirmiers en réanimation :

“Ordre de ne pas réanimer” : l’ordre de ne pas réanimer pose souvent un problème moral à l’infirmière.

Lorsque la personne est capable de prendre des décisions, on doit tenir compte de sa volonté de ne pas être réanimée, en vertu des principes du respect de l’autonomie ou du respect de la personne.

Toutefois, l’infirmière devrait se rappeler que ce genre de décision ne lui interdit en rien de continuer à administrer des soins, bien au contraire.

Souvent, ces personnes ont besoin de soins et traitements infirmiers et médicaux qui exigent une grande attention.

Du point de vue éthique, toutes les personnes doivent être bien soignées et doivent bénéficier des interventions de l’infirmière quel que soit leur état.

  Maintien des fonctions vitales :

Il existe des situations où l’ordre de ne pas réanimer n’a pas été donné (pas même par la personne mourante).

L’infirmière peut alors se trouver dans la situation délicate d’avoir à enclencher des mesures de maintien des fonctions vitales, alors qu’elles semblent inutiles en raison de l’état physique de la personne.

Cette situation se produit souvent quand la personne n’est pas en mesure de prendre une décision et que sa famille (ou quiconque est appelé à décider au nom de la personne) refuse de considérer l’ordre de ne pas réanimer comme une option.

Dans ce cas, il arrive qu’on demande à l’infirmière de ne pas s’empresser de réanimer la personne ou qu’on lui donne verbalement l’ordre de ne pas la réanimer : ces ordres médicaux sont inacceptables.

Dans de telles situations, on doit suivre à la lettre les politiques du centre hospitalier qui traitent l’autodétermination de la personne et du respect du testament biologique.

L’infirmière doit en discuter avec le médecin. Cette conversation peut être à l’origine d’une rencontre avec la famille, et cette dernière pourra reconsidérer sa décision, particulièrement, si elle a peur de laisser mourir un être cher sans qu’on tente de le réanimer.

Finalement, l’infirmière peut s’entretenir avec les collègues qui font face à ce genre de situations dans le but de trouver du soutien.

 

  Alimentation et hydratation :

Une personne mourante peut non seulement refuser toute une mesure extraordinaire destinée à prolonger sa vie, mais elle peut aussi demander qu’on cesse de l’alimenter et de l’hydrater.

Pour un grand nombre de soignants, l’alimentation et l’hydratation font partie des besoins fondamentaux.

Puisqu’il ne s’agit pas à leurs yeux de “mesures effractives”, ils veulent satisfaire ces besoins à tout prix.

Toutefois, selon d’autres soignants, l’alimentation et l’hydratation peuvent prolonger inutilement l’agonie.

Face à un tel dilemme, l’infirmière doit peser les risques et les avantages pour la personne.

Les recherches n’ont pas permis de démontrer que la non-administration de liquides entraîne une mort douloureuse à cause de la déshydratation.

[En cas de décès, Filiassur accompagne vos proches (ou vos amis…) tant “financièrement” qu’humainement].

En évaluant l’effet néfaste de telles mesures, l’infirmière doit analyser attentivement les raisons pour lesquelles la personne demande qu’on cesse de l’alimenter et de lui fournir des liquides.

Bien que le principe du respect de l’autonomie soit important et figure dans le code de déontologie de la pratique infirmière, il est parfois impossible de l’observer.

Selon un conseiller de Filiassur assurance, le problème est encore plus complexe dans le cas des personnes qui sont incapables de prendre des décisions éclairées (comme l’attestent certaines poursuites pour faute professionnelle).

Même si les directives préalables peuvent fournir certaines réponses, l’infirmière ne peut pas s’appuyer sur des règles précises dans ces situations.